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21 août 2005

Commémoration du 21 aout 1944

« Oublier les enseignements du passé serait, non seulement trahir le passé et renier le combat de nos frères, mais aussi hypothéquer l’avenir ». 
Pasteur Aimé Boniface Résistant Déporté.
                                      
medium_07.3.jpgSoixante et un ans se sont écoulés depuis la nuit tragique du 21 août 1944 à Comblanchien. Devant le monument du souvenir, en ce dimanche 21 août 2005, une foule nombreuse était venue honorer la mémoire des victimes de cette tragédie, pour lesquelles une messe a été célébrée en l’église du village, en prélude à cette journée.
Après le dépôt de gerbes et la minute de silence, le maire de Comblanchien, Pierre Blondan, remerciait les présents à cette cérémonie, et, faisant un bref rappel des événements utile pour ne pas oublier. Il s’adressait aux jeunes et aux nouveaux arrivants au village, afin qu’ils sachent ce qu’il s’est passé ici, il y a 61 ans , les noms des 8 victimes ne devant pas seulement être gravées dans la pierre, mais dans les mémoires, car ils sont indissociables de l’histoire de Comblanchien. « Ce drame doit tirer les leçons du passé, pour se forger un avenir » déclarait le maire de Comblanchien qui poursuivait en ces termes : « Notre avenir se veut donc européen désormais, certains pays ennemis d’hier sont nos alliés aujourd’hui. Rien ne sera facile, les peuples sont différents, les cultures, les religions, les lois ne sont pas les mêmes.Aujourd’hui, la France, fier de son passé, symbole, il y a encore peu de toutes les libertés, doit jouer un rôle important dans la construction européenne. Comblanchien, petit village français, carrefour européen de la pierre et du vin, Comblanchien, village martyr, ne vous remerciera jamais assez de votre présence en ce 21 août. Je vous remercie. »
C’était ensuite, comme l’an dernier, le moment d’une grand émotion, une vibrante Marseillaise, interprétée par Sébastien Querry qui clôturait, avec la Chant des Partisans , la cérémonie, place de l’église devant les monuments des deux guerres.
medium_11.jpgParticipaient également à cette cérémonie su souvenir : François Patriat Président du Conseil régional et ancien ministre, Jean-Claude Robert, Conseiller Général et maire de Gevrey-Chambertin, quelques maires du canton, un représentant de la Gendarmerie, Jean-Pierre Descombard  Président de l’U.N.C., des élus honoraires, des conseils municipaux, les sapeurs-pompiers et leur section « jeunes », les familles des victimes, les portes-drapeaux d’associations d’anciens combattants et autre associations patriotiques etc.. Monsieur Bocard, maire du village martyr de Villy en Auxois, un fidèle à cette cérémonie était là lui aussi, avec une petite délégation de cette commune.
Le cortège se dirigeait ensuite au parc municipal proche où la municipalité offrait le verre de l’amitié.

medium_05.jpgEvénement inattendu au cour de cette cérémonie, c’était la présence parmi nous de Madame Ricottier Pierrette et de son mari venu spécialement de Saint Pierre des Corps (Indre et Loire ) participer à ce grand rendez-vous du souvenir . Madame Ricottier, qui a eu connaissance des événement survenus à Comblanchien en 1944, lors de la parution de notre livre en 1995, est orpheline de guerre, pupille de la Nation. Elle a perdu sept membres de sa famille durant le massacre du petit village de Maillé ( Indre et Loire ) où l’armée allemande en déroute se « distingua » le 25 août 1944, en assassinant 125 personnes de tous âges, et en incendiant le village. Ces douloureux événements ont marqué, comme on le comprend, une trace indélébile dans la mémoire de Madame Ricottier. Le maire l’a remercia chaleureusement de s’être associée à notre cérémonie du souvenir.
C’était ensuite au tour de François Patriat, fidèle parmi tant d’autres, depuis 25 ans, à cette cérémonie anniversaire de prendre la parole. Le Président du Conseil régional rappela que ce rendez-vous du souvenir est pour lui, comme pour d’autres dans le passé, le sénateur Barbier par exemple, d’associer l’actualité, car depuis 25 ans « jamais l’actualité, malheureusement, n’a défailli, l’année 2005 ne faisant pas exception à la règle », sans oublier le fanatisme de toute nature dont le frère Roger de Taizé a été victime. Poursuivant son allocution il déclare : « Alors je crois que c ‘est plus que jamais l’occasion de se rappeler, au moment où nous construisons une Europe de la paix, malgré ses avatars, que nous devons garder le souvenir, que nous pouvons forger l’espoir et que surtout nous devons le bâtire dans l’amitié et la solidarité intergénérationnelle ».
medium_04.jpgFrançois Patriat évoquait ensuite la magnifique pièce de théâtre sur les femmes déportées qui a été produite à Semur en Auxois, et sa musique de fond « Le Chant des Marais », qu’il souhaiterait entendre l’année prochaine à Comblanchien ! Il terminait son allocution comme suit : « Voilà ces quelques mots d’amitié, et surtout de solidarité dans la paix et le souvenir que je voulais vous adresser, avec, vous l’avez compris, beaucoup de simplicité, au nom de tous ceux qui m’accompagnent, tous les députés honoraires et conseillers généraux. La fidélité à Comblanchien, c’est pas seulement le moment de la rentrée, c’est le moment où on doit se souvenir qu’il y a un chemin parcouru, mais qu’il y a encore beaucoup à parcourir ensemble. Merci ».

Cette journée du souvenir se terminait par un repas servi à la salle des fêtes à une centaine de personnes.